Un peu comme un conte de Noël

Juste à côté d’une célèbre maison à colombages comme Tournus en compte si peu que ce doit être la seule, il est un bar où j’ai mes habitudes caféinées. Si je vous en parle aujourd’hui, c’est suite à une belle initiative qui commence à dater mais dont l’instigateur ne voulait pas parler « avant », pour qu’on ne pense pas que son petit coup de pouce était seulement un gros coup de pub.

Cette excellente idée sur laquelle je voulais écrire à l’époque — il est grand temps de le faire maintenant pour saluer le geste — est une démonstration de simple humanité et de générosité qui m’a personnellement touché. Si nul n’est insensible aux conditions difficiles dans lesquelles certains d’entre nous vivent, ni à la solitude, ni plus simplement à la solidarité, bien peu de gens franchissent les quelques pas qui mènent d’une bonne intention à une action concrète. Parce que justement, il n’y a pas que le premier pas qui coûte mais quand même aussi, tout le reste du sentier.

Au bar Le Van Gogh donc, puisqu’il me faudra bien le nommer un jour, n’en déplaise au patron, on a eu l’idée d’offrir un repas de Noël sur réservation. Ouaip. Offert. Gratuit, sans frais, sans astérisque ni petites lignes en fin de contrat. Prévu pour une vingtaine de personnes, ce dîner aura finalement réuni près de trente (plus ou moins) habitués, dont certains en situation assez précaire et/ou, à ce moment, seuls pour ces fêtes ordinairement familiales de fin d’année. Je ne me rappelle plus de quoi était constitué le menu, que j’avais pris en photo quelques jours avant l’événement, photo que j’ai égarée depuis. Ce dont je me souviens, comme dirait Bourvil, c’est que ç’a été un franc succès et que ç’a apporté beaucoup de bonheur aux convives, les yeux dans les yeux et tout ça ; bref, une très belle soirée avec ses franches rigolades et une satisfaction partagée entre hôtes et invités le temps de ces quelques heures ensemble.

Un vrai conte de Noël, comme je vous le disais en titre : sauf que c’était du bien réel, tendant à prouver que, avec pour seules armes quelques billets de dix et des petites mains pour aider, on peut faire de sacrément jolies choses.

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