Le commerce en vêtements de travail, c’est un échange de bonne humeur

Vincent Perrin vendeur Vêtements de travail tournus

Vincent Perrin vend des vêtements de travail et de loisir Place Lacretelle Tournus

Vêtements de travail magasin tournus« J’ai 52 ans et j’ai bien roulé ma bosse. Pendant les dix dernières années j’étais responsable d’un grand magasin de coopérative agricole à Champagnole, à 90 km de mon domicile à Lacrost. C’était une poste avec beaucoup de responsabilités, chiffre d’affaires autour d’un million par an, des employés. Ça a commencé à peser. J’en dormais mal la nuit, tout seul dans mon studio proche du travail et loin de mes proches. J’en avais marre. Alors j’ai décidé de changer ma vie, de devenir indépendant et d’ouvrir mon propre magasin de vêtements de travail. J’ai démissionné en novembre 2014.

On parle avec Vincent Perrin, propriétaire du magasin VT2P, au 7 Place Lacretelle à Tournus. Une toute petite surface mais plein de vêtements, chaussures, gants, bottes… Des vêtements de travail pour professionnels et particuliers (VT2P, vous comprenez ?). Comment a-t-il choisi cela ? Et pourquoi ici ?

« Je suis né à la maternité de Tournus  ; originaire de l’Ormeteau, une rue qui surplombe la ville côté Ouest. Maintenant, on habite une maison rénovée à Lacrost, alors Tournus c’est chez nous. Quand j’ai démissionné de mon travail à la coopérative j’ai bien regardé ce qu’il y avait et ce qu’il manquait. Dans un domaine que je connais, bien sûr. Alors ça a été les vêtements de travail. Bien sûr, il y a Gamm Vert et Monsieur Bricolage mais personne n’offre un assortiment complet et puisque je connaissais déjà tous les fournisseurs – et qu’ils me connaissent – j’ai pu constituer une gamme très complète.

Grand choix de vêtements de travail

C’est vrai qu’il y en a beaucoup, de vêtements, dans ce petit magasin. Mais j’ai vu encore plus de choix sur le site, non?

« Non ! Justement, tout ce qu’on trouve sur mon site est aussi disponible ici. Il y a même plus ici, parce que je n’ai pas encore tout mis en ligne. Les blousons pour le personnel de soin, par exemple, je ne les ai pas encore mis. Et en plus, il y a des marques qui n’ont pas de photos disponibles, comme les vêtements de la marque ‘Le Laboureur’ qui sont très connus parmi les charpentiers. Regardez, vous voyez, il y a une poche qui se détache en bas pour que l’ouvrier puisse facilement accéder à ses clous quand il est accroupi sur le toit. J’ai même des chaussures spécifiques pour les couvreurs, avec une surface qui tient bien sur les tuiles mouillées et la mousse. »vendeur vêtements de travail avec clients

Il est clair que Vincent Perrin connaît les besoins des ouvriers, mais il n’y a pas que des vêtements pour des professionnels. Pendant qu’on parle de son parcours professionnel, un jeune couple (ou un couple de jeunes) entre le magasin. Le jeune homme, qui travaille dans un bureau d’études, vient chercher un pantalon de travail pour son père mais flashe sur une veste polaire pour lui-même. Il part content et sera bien au chaud ce printemps.

« La différence entre professionnel et particulier est difficile à déterminer. Par exemple, les gens qui travaillent dans les vignes, sont souvent accroupis. Pour eux, les chaussures de travail ne sont pas assez flexibles. Alors ils achètent des chaussures de marche. J’en avais pour les hommes, mais rapidement les femmes sont aussi venues en réclamer. Alors maintenant j’ai les deux. En magasin de proximité je peux me permettre d’être flexible. Je n’ai pas de contrainte quant au choix d’assortiment. Je cherche des produits utiles, économiquement intéressants pour moi et pour le client. Quelque chose de simple. Je ne me prends pas trop la tête. Vous voyez, quand j’ai arrêté mon poste fixe, pendant trois, quatre mois après, je pensais toujours au magasin. Je ne veux plus vivre comme ça. »Vêtements de travail - gants de protection

Vêtements de travail et de loisir de qualité pour un bon prix

Ceci dit, il me semble que M. Perrin a quand même besoin de gagner sa vie. Par contre, j’avais remarqué sur le site que les prix sont assez bas. Comment ça se fait ?

« Bien, parce que les fournisseurs me connaissent, ils m’ont donné les mêmes conditions que les grands magasins. Alors il y a de la marge. Les gens ici ne sont pas très riches mais veulent quand même acheter de la qualité. Alors il faut trouver l’équilibre. Je mets les jeans de bonne qualité à 26 €. Et je vends à des hommes qui, souvent, n’aiment pas faire du shopping. Alors si un jean leur va, ils en achètent deux ! Et si je n’ai pas leur taille, j’en commande.
J’en ai pour tous les métiers : électriciens, maçons, mécaniciens, charpentiers, plombiers… ils ont tous leur souhaits et préférences. Et aussi, de plus en plus de grandes entreprises commencent à me trouver. Par exemple l’usine de chaises de luxe Variation Sièges, qui a commandé des combinaisons pour tous les ouvriers de l’usine. Comme ça, ils travaillent dans des vêtements adaptés et uniformes, et en plus c’est plus présentable quand il y a des visiteurs.Vêtements de travail et loisir bottes enfants

La bonne humeur comme argument de vente

Quand une autre cliente arrive, de nouveau je remarque que M. Perrin s’amuse bien avec ses clients. On se sent tout suite à l’aise, il paraît…

« Bah, c’est normal. C’est le service qui compte. En plus, je m’amuse à être là, indépendant, dans mon propre magasin. On voit trop de commerçants qui sont ronchons. Ils sont tristes. Ils se plaignent. Pas moi. Ça me fait plaisir de recevoir les clients et de les aider à trouver ce qui leur plaît. Le commerce est un échange. Il faut bien que ça se passe dans la bonne humeur ! »

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