Poissons d’avril

Okay. Tous les ans, ce sont les mêmes relents à la même période. Le fameux, l’inévitable poisson d’avril du journal local. Cette année, le JSL nous a annoncé la suite de Ch’tis tournée en Bresse. À ce propos, je me demande qui des deux communautés, entre Ch’tis et Bressans, doit se sentir insultée. Bref. Nous, à de-tournus.com, on ne fait pas de poisson d’avril. Alors nous avons attendu le 5 avril pour vous livrer, en exclusivité, ce que nous savons depuis le 1er et qui, si nous l’avions publié vendredi dernier, aurait sans aucun doute pu passer pour une plaisanterie. Mais pas du tout. On est super sérieux.

Ainsi, dans le cadre de sa politique pour une lecture facilité du plan du centre-ville, le premier adjoint de monsieur Roche — monsieur Anguille — a bien voulu nous donner les grandes lignes du nouveau plan d’occupation des rues commerçantes. Exit la désertification du quartier Madeleine au profit de la rue de la République : bonne nouvelle pour les commerçants ; ça va bouger sévère.

Premiers concernés, les magasins de chaussure Shoes Me et Chausséa, délocalisés dans la charmante rue de la pompe.

Les instituts Symbiose, Naturelles Beautés et Le Reflet du bien-être, avec tous leurs collègues coiffeurs-visagistes, seront relogés gracieusement rue Beauté.

Le musée Greuze déménage rue Greuze, tandis que l’hôpital de Bellenay, pour faciliter les échanges téléphoniques avec les services de secours, remplace le musée Greuze rue de l’hôpital.

La place du champ de Mars prendra le nom du mois en cours, parce que les jeunes générations sont nulles en mythologie romaine. Nous invitons les professionnels qui ont pignon sur cette esplanade à faire tirer des cartes de visites en douze modèles différents.

L’esplanade de Germersheim, dont personne n’arrive à prononcer le mot correctement, se contentant de l’appeler « l’esplanade » ou encore, « mais si, t’sais bien, là où qu’y a l’kiosque », sera renommée « place là où qu’y a l’kiosque ».

L’abbaye Saint-Philibert restera place de l’abbaye, puisque le nom a été jugé « relativement approprié ».

Enfin, dans un souci de préservation des emplois locaux, la municipalité fera prochainement sauter les deux ponts nous reliant à la Bresse bourguignonne. Ils seront remplacés par des bacs effectuant la traversée toutes les dix minutes dans les deux sens, capables chacun de transporter deux véhicules familiaux et employant quatre-vingt-trois mariniers en contrat aidé, soixante étant chargés de repérer et chasser les silures de proportions titanesques qui font la réputation de notre région, vingt-deux servant d’interprètes trilingues Tournusien-Bressan-Touriste et un dernier poussant le bac à la nage, protégé des silures par ses collaborateurs.

(Cette dernière information est encore sujette à caution au moment où nous mettons sous presse. Enfin, sous écran.)

 

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