Recycler, c’est bien. Bien recycler, c’est mieux !

Le billet du jour traite d’un sujet qui peut finir par être problématique pour les propriétaires et locataires  : le bon recyclage des déchets.

Avec un grand plaisir, j’ai pu constater de visu ces dernières années que mes concitoyens avaient tendance à prendre le recyclage de plus en plus au sérieux. Les bacs jaunes se multiplient et se remplissent vite, malheureusement gavés par les emballages encore trop envahissants – et parfois complètement inutiles – que la grande distribution nous fournit généreusement. Le pli est donc pris  : les cartons dans le bac jaune, le verre dans le bac vert, les déchets ménagers dans le gris… C’est déjà bien, tout ça. Mais alors, comment expliquer que je passe encore plusieurs minutes par semaine à re-trier les poubelles de mon immeuble  ?

On peut expliquer la faible qualité du tri, en partie du moins, par la flemme légendaire des Français quand il s’agit de changer des habitudes vieilles comme le monde. À l’échelle d’un pays et d’une culture, le recyclage systématique est très récent et certains pensent que faire vite et mal n’a pas trop d’incidence. «  Il y a des gens payés pour ça  », entend-on encore. Problème résolu  ! Ah oui, mais payés comment  ? Avec vos impôts, chers contribuables. Loin de moi l’idée que ces emplois ne sont pas une bonne chose mais peut-être l’État français pourrait-il proposer plus de postes dans des secteurs de services à la personne où le besoin est énorme s’il ne devait pas, déjà, «  payer des gens pour ça  ». Donc et d’une, chaque déchet mal trié représente quelques centimes jetés avec lui.

De deux, les poubelles sont très souvent remplies de cartons non pliés, à-même de vous faire rapidement déborder un conteneur. Ou de bouteilles «  vides  » qui sont en fait inutilement remplies… d’air. Qu’à cela ne tienne  ! La plupart des villes ont des compacteurs. Oui mais la plupart seulement  : les petites villes, comme par exemple Tournus, ont des camions-plateaux qui ne compactent pas les déchets. Résultat  : moins les déchets sont compactés par les usagers et plus le(s) camion(s) doi(ven)t faire d’allers-retours pour nettoyer une commune. Les trajets sont, là encore, payés par vos impôts, de même que les heures de travail correspondantes. Autre problème  : un seul modeste bac jaune pour dix logements, comme dans mon immeuble de Dijon, se remplit très vite quand les déchets ne sont pas compactés a minima. En conséquence, les ordures finissent par déborder, et si les occupants ne les ramassent pas vite, le vent se charge de les disperser là où un cantonnier – payé comment, à votre avis  ? – finira par les ramasser.

Mais je m’égare un peu. La deuxième raison de ce mauvais tri, comme les bouteilles de verre avec leurs bouchons qui devraient être séparés et les pots de yaourt jetés au recyclage alors qu’ils sont des déchets ménagers, c’est un manque de régularité dans l’information.

Je glisse ici un exemple typique  : un jour que je re-triais (une fois de plus) le bac jaune de mon immeuble, une voisine me hèle  : «  vous savez, il ne faut pas les écraser  », dit-elle en parlant d’un cubitainer de vin usagé. J’étais très étonné qu’elle ait retenu une information erronée et que, d’autre part, elle ait pu ignorer le fait que, dans ces cubitainers, on trouve une pochette plastique non recyclable, qu’il faut séparer du carton. L’information figure sur l’emballage lui-même, mais les gens ne lisent plus ces avertissements car ils croient savoir.

Comme tout le monde, les Français et moi-même avons besoin qu’on nous répète souvent pour intégrer. Ainsi, malgré les affiches explicatives placardées un peu partout, il semble que trop peu d’usagers ont compris que les sacs plastique ne sont pas recyclables, pas plus que les pots de crème. Une sorte de raccourci de la pensée s’est effectué il y a longtemps, quand les opérations de tri ont commencé  : «  plastique = recyclable  », ou encore «  ampoule électrique = verre = recyclable  » or ce n’est pas si simple, et il me semblerait opportun de faire de réguliers rappels.

Ainsi, afin de faire, à l’échelle d’une ville, de substantielles économies que l’on pourrait directement réattribuer à des choses plus glamour, comme des espaces verts ou des bibliothèques, je vous encourage vivement à vous replonger dans les guides de tri fournis par les mairies et à tâcher de les respecter au mieux, tout comme, je n’en doute pas, vous aimez respecter votre environnement.

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