La forme féminine

Non, non je ne veux pas parler des corps, mais des mots. N’étant pas né Français, parfois je reste muet devant la question: « C’est quoi la forme féminine de cette profession? »

Un fermier, une fermière : facile. Agriculteur, agricultrice : logique. Facteur, factrice, ça colle. Et heureusement il y a aussi plein de noms de professions qui finissent par ‘e’, ce qui nous facilite la tâche. Un pilote, une pilote. Un/une journaliste. Un/une vétérinaire.

Mais du moment que  l’activité devient plus prestigieux ou du moment qu’il s’agit d’une profession présumée ‘masculine’, ça devient merdique.

Une femme médecin, est elle médecine? Le docteur travaille-t-il avec sa collègue, la doctrice? Ou doit-on dire ‘docteuse’ ? OK, chirurgien/chirurgienne, ça marche. Mais peut-on parler de sapeuses-pompières et les nageuses-sauveteuses? Ça semble presque ridicule.

Et une personne avec un vagin qui conduit une limousine (limousin ?) est elle chauffrice (réf. agricultrice) ou une chauffeuse?

Alors, messieurs et surtout mesdames, si un jour vous m’entendez massacrer votre profession en la féminisant de manière étrangère, excusez-moi. Je suis un immigré.

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