Cédric Cortot présente le premier Marché des artistes locaux de Tournus

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter un projet culturel local porté par un artiste que j’apprécie tout particulièrement, non seulement pour ses qualités humaines mais aussi pour ses talents de photographe, talents que vous pourrez très bientôt découvrir lors de la première édition du Marché des artistes locaux à Tournus, du 3 au 6 décembre inclus au Réfectoire des moines. Cette première édition vous propose de découvrir le travail de quinze artistes locaux, dans des techniques variées et à tous les prix, avec en invité d’honneur le photographe parisien Fabrice Lévêque. Je laisse Cédric Cortot nous présenter cette animation plus en détail…

Julie Delpy par F. Lévêque, invité d'honneur (tous droits réservés).

Julie Delpy par F. Lévêque, invité d’honneur (tous droits réservés).

JR : Bonjour Cédric ! Pour commencer : comment t’est venue l’idée de ce Marché des artistes locaux ?

CC : Bonjour ! L’idée du Marché des artistes locaux m’est venue car je souhaitais présenter mes activités à Tournus, et c’était aussi l’idée de Saïd Bouchari. On a commencé par se dire tiens, mettons-nous à deux, pour ensuite voir si, éventuellement, on ne trouve pas d’autres artistes à qui ça pourrait plaire, ce genre d’idée et ce genre de contexte. Le contexte, c’était de faire une sorte de marché de Noël mais spécifiquement pour les artistes, où il n’y ait que des créations – pas de simple achat-revente – pour permettre à chacun de présenter ses activités. Et puis ça a fait boule de neige…

JR : D’accord. Et comment en es-tu venu à passer de deux artistes à seize exposants ?

CC : À la base, ce n’était pas dans mon optique, d’organiser moi-même un gros événement, d’autant que je me rends compte qu’il y a beaucoup de demande. Si c’était à refaire, je me serais arrangé pour qu’on ait aussi le Cellier à disposition, si possible.

JR : Tu penses que le Réfectoire ne suffirait pas aux exposants invités ?

Lutherie sauvage

Lutherie sauvage par Cédric Cortot

CC : Je pense que ça va être juste ! Là, il y a juste ce qu’il faut mais on m’a fait beaucoup de demandes une fois le projet déjà lancé, et j’ai moi-même pensé à des personnes avec qui j’ai déjà eu l’occasion d’exposer… Et voilà : ça ne c’est pas fait parce qu’il faut bien limiter, au bout d’un moment.

JR : Et quelles sont les difficultés que tu aurais pu rencontrer par rapport à l’organisation de cet événement ? Qu’est-ce qui aurait pu constituer un frein ?

CC : On ne peut pas vraiment parler de frein. C’est en faisant les choses que je me suis aperçu que, chronologiquement, il y avait telle et telle chose à faire et c’était un peu la pagaille. Disons que si je pouvais refaire, j’orchestrerais peut-être un peu mieux, pour un peu plus de coordination, pour déléguer à d’autres artistes.

JR : Tu penses ne pas avoir assez délégué ?

CC : [rires] Ça s’est fait tellement dans l’urgence et au « feeling » qu’à la base, rien n’était vraiment établi au niveau des tâches que chacun pouvait faire.

JR : Est-ce que tu es néanmoins satisfait du résultat, malgré cette charge de travail peut-être difficile à assumer presque seul ?

CC : Le but est que tous les artistes soient contents d’exposer, et les visiteurs heureux de découvrir leur travail, et pour ça je reste très confiant !

JR : As-tu mis des limites à certaines formes d’expression artistique, dans l’exposition, ou as-tu ouvert l’événement à tous les styles ?

CC : Non, nous avons ouvert à tout le monde, sans jugement sur l’art et l’expression de chacun. Chacun exprime à sa manière des choses qui nous parlent. La base, ce n’est qu’une exposition collective mais pour moi c’est un peu plus, dans le sens où on est tous différents, sans notion de politique, de culture : on va tous dans le même sens et ça, ça me plaît !

Photo par Cédric Cortot

Photo par Cédric Cortot

JR : C’est multiculturel… En conclusion, comment définirais-tu ton projet, tant en termes artistiques qu’humains, pour inciter les gens à faire le déplacement au Réfectoire ?

CC : C’est un plaisir de découverte, d’abord : non seulement il y a des formes d’art différentes, comme la peinture, la photo et la sculpture, mais dans chacune, les artistes apportent une technique et une expression uniques. Enfin, pour moi, c’est aussi un symbole de solidarité et d’union, une façon de se serrer les coudes.

JR : Merci beaucoup Cédric, et bonne chance pour ce premier Marché des artistes locaux !

Premier Marché des artistes locaux de Tournus, du jeudi 3 au dimanche 6 décembre au Réfectoire des moines (place de l’abbaye, 71700 Tournus). Vernissage public le vendredi 4 à partir de 18 h 30, avec concert gratuit de Fraisilic et verre de l’amitié.

Liste des invités, horaires et autres informations sur la page Facebook : https://www.facebook.com/artournus/

Sur Fabrice Lévêque : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fabrice_L%C3%A9v%C3%AAque

Sur le groupe Fraisilic : https://www.facebook.com/Fraisilic/?fref=ts

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