
Tournus c’est beau, mais des fois c’est un peu tristounet, non ?
Le sujet de la vacance immobilière est vaste mais on peut, pour aller à l’essentiel, le décrire en ces quelques mots : d’un côté, des espaces vides ; de l’autre, des demandeurs non-conventionnels ; au milieu coule une rivière et bien peu nombreux sont ceux qui osent la franchir. Tournus osera-t-elle ?
C’est une idée qui revient depuis pas mal d’années déjà. La ville est riche d’un beau patrimoine, et pauvre en demandes d’occupation « classiques », à savoir pour des magasins, entrepôts, locaux commerciaux et industriels divers. Si l’on en arrive à fêter une ouverture de business comme un événement local, à en faire l’article ici-même, à la mairie et jusque dans le JSL, c’est bien à cause de la rareté de la chose — rareté qui pose problème. Continuer la lecture


Le dimanche 17 juillet est une journée pleine d’activités à Tournus. Hormis l’événement ‘
C’est comme un juron dans l’église, je sais, mais je veux quand même vous parler de la ville de Louhans comme exemple euh, exemplaire d’une ville qui a réussi à se prendre par la nuque pour se tirer de la boue. Oui, Louhans! Là-bas, à la campagne, loin de la vie sophistiquée des tournusiens. Cette semaine, j’ai eu une longue conversation avec un louhannais pur sang, et grand connaisseur de la vie locale louhannaise, qui m’a expliqué comment ils ont fait, les Brrrrrressans. Dans ce discours je vais essayer de rester loin de la politique locale qui nous intéresse beaucoup moins que la grande ligne de l’histoire. Allez zou!
![Aff%20Tournus%202016[5]](https://de-tournus.com/wp-content/uploads/2016/06/Aff20Tournus2020165.png)


Mon chagrin est peut-être aussi dû à mon voyage récent à Tokyo. Au Japon, le service client est primordial. Dans les magasins, par les artisans, même par les municipalités. Quand il y a des travaux, ils ne mettent pas seulement des barrières pour protéger le public du matériel, mais aussi un mec (ou deux, ou trois comme sur cette photo) avec un drapeau ou un baton à des endroits stratégiques pour gentiment demander les passants de faire attention au trou. J’ai au le plaisir de voir des artisans de décoration intérieure dans un appartement. Leur attention au détail m’a vraiment assis. 


« J’ai 52 ans et j’ai bien roulé ma bosse. Pendant les dix dernières années j’étais responsable d’un grand magasin de coopérative agricole à Champagnole, à 90 km de mon domicile à Lacrost. C’était une poste avec beaucoup de responsabilités, chiffre d’affaires autour d’un million par an, des employés. Ça a commencé à peser. J’en dormais mal la nuit, tout seul dans mon studio proche du travail et loin de mes proches. J’en avais marre. Alors j’ai décidé de changer ma vie, de devenir indépendant et d’ouvrir 